القائمة الرئيسية

الصفحات

UN JOYAU DE L'ARCHITECTURE MAROCAINE , LE PALAIS SOULEIMAN ÉRIGÉ PAR LE CAID EL AYYADI


 UN JOYAU DE L'ARCHITECTURE MAROCAINE , LE PALAIS  SOULEIMAN ÉRIGÉ PAR LE CAID EL AYYADI



 QUI ÉTAIT CADI EL AYYADI ET QU'EST DEVENU SON PALAIS


Naissance 

1880

Maroc

Décès 

1964

Ben Guerir (Rhamna), Maroc

Nom de naissance 

Miloud Ben El Hachemi Layadi

Activité 

Homme politique

Famille 

Son père, El Hachemi.


Caïd Layadi, ou Miloud Ben El Hachemi Layadi, est le chef de file des Rhamnas.


Biographie


Figure de proue de la féodalité marocaine au xixe siècle, Le caïd El Ayadi représentait tout un symbole. Celui d’une autorité absolue sur les tribus des R’hamnas aux portes de Marrakech, poste où il a été nommé du temps du Roi Moulay Abd al-Hafid. C’est aussi l’homme qui incarna tout à la fois, l’amitié voire la complicité avec les intérêts français avant le revirement spectaculaire vers les positions prônées par le mouvement national allant dans le sens de l’allégeance et le retour d’exil du Sultan légitime Mohammed V. Un parcours mouvementé.



De son vrai nom, Miloud Ben El Hachemi El Ayadi, le célèbre caïd des tribus des R’hamnas est né en 1880. Sous ce climat généralement sec et cette terre aride paradoxalement située au cœur d’une grande et riche zone agricole. À cheval entre la Chaouia, le Doukkala, le Tadla et le Tensift, au pays Rhamnas, les populations s’adonnaient essentiellement à l’élevage dans une région qui était perpétuellement érigée en zone de conflits et de soulèvements successifs. C’était aussi la terre d’asile de plusieurs opposants au pouvoir central, qu’ils se trouvent à Fès où à Marrakech. C’est ici que grandira le célèbre caïd El Ayadi durant les deux dernières décennies d’un xixe siècle marocain particulièrement agité. Le Maroc vivait alors les dernières années de règne du Roi Hassan 1er (1874-1894).



Le poste de Caïd et de haut dignitaire des tribus des R’hamnas lui permettra d’amasser une fortune colossale et de disposer de vastes terres qui feront de lui l’un des principaux chefs de file de la féodalité marocaine. Durant plusieurs décennies, il a entretenu des rapports d’affaires fructueuses avec les milieux français. Le Maréchal Lyauteyl’avait notamment décoré du Cordon de grand Chevalier et ami de la France, d’autres résidents français au Maroc vont faire de même.



Puissant et fortuné, il fit construire une maison princière que les Marrakchi nommèrent aussitôt, d’après son nom, Dar el Ayyadi ou palais Soleiman. Inséré dans les anciens remparts de Marrakech, le Palais Soleiman est considéré comme un des grands témoignages de l'architecture civile de Marrakech. Il est l'œuvre des artisans de Fès et de Marrakech qui ont travaillé des années durant à sa construction et à son ornementation.



Le Palais connut son heure de gloire, la première, dans les années cinquante. Le caïd, qui aimait à s’entourer des plus fins lettrés de la ville, avait dédié la plus grande partie de l’aile masculine de son palais à des causeries littéraires, à la célébration du beau langage et de la poésie. Le cénacle qu’il avait constitué autour d’un noyau d’amis, érudits et amoureux du bien-dire était réputé dans toute la ville.

Wikipedia 


Aujourdhui , le palais est l'une des meilleures tables gastronomiques de Marrakech


En 1971, Mustapha Segueni, grand armateur, veille a garder le palais dans le giron marocain et l’achète, du moins l’une de ses ailes,, celle où le caïd tenait salon et organisait ses fêtes.


En 1972, ce riche armateur, dit Fafa, organise et lance le premier trophée de golf Hassan II. Mélomane, il se passionne pour l’organisation de concerts de musique classique qui accueilleront à Marrakech les plus grands interprètes (Katia Ricciarelli, Guy Touvron, Nadir Elie, Maria Joao Pires, Jean-Efflam Bavouzet, Gérard Lesne...). Il lance le premier festival de musique classique du Maroc, entièrement financé sur ses deniers personnels, et sans le secours d’aucun sponsor, qu’il baptise « Musiques au 


Driss Segueni, fils de Mustapha Segueni reprend les clefs du Palais en 2004, et s'affaira pendant plus de 10 ans à rénover le Palais. Aujourd'hui le Palais Soleiman possède une architecture arabo-andalouse, et organise beaucoup de grandes réceptions.


Le Palais Soleiman, en partenariat avec l’Association des amis de la musique de Marrakech qu’animent conjointement Jean-Pierre Brossmann et Fabrizio Ruspoli, organise régulièrement des concerts de musique classique très appréciés de la communauté étrangère de la ville.


De très grands artistes familiers des grandes scènes d’Europe, d’Amérique et d’Asie se sont produits au Palais Soleiman. Parmi eux, l’Iranien Abbas Bakhtiar et l’ensemble Pouya, la cantatrice russe Ekaterina Lekhina, la grande soprano anglaise Dame Felicity Lott, le pianiste Bertrand Chamayou, triple lauréat des Victoires de la musique, la soprano sud-coréenne Sumi Jo, la cantatrice Susan Graham, la pianiste Jacqueline Bourgès-Maunoury .